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Présidentielle en Centrafrique : La MINUSCA reprend la quatrième ville du pays des mains des rebelles

Présidentielle en Centrafrique : La MINUSCA reprend la quatrième ville du pays des mains des rebelles

Les Casques bleus et les forces centrafricaines ont repris mercredi Bambari, la quatrième ville du pays, aux rebelles qui s’en étaient emparés la veille, à cinq jours des élections présidentielle et législatives, « des tentatives de déstabilisation » condamnées par la France.

La tenue des élections dimanche est un enjeu majeur pour l’ONU et le pouvoir du président sortant Faustin Archange Touadéra, grand favori, qui exclut tout report malgré les attaques des groupes armés dans ce pays ravagé par la guerre civile.

Des éléments de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un des nombreux groupes armés qui se partagent plus des deux tiers du pays et parmi ceux entrés en rébellion à l’approche des élections, avait lancé une attaque mardi matin contre Bambari.

La ville avait été prise par les rebelles, avait confirmé à l’AFP le maire, Abel Matchipata. « Il n’y a pas eu de violence contre les habitants, mais ils ont pillé le commissariat, la gendarmerie et les maisons des particuliers », avait-il ajouté.

Mais mercredi matin, « a situation est sous contrôle à Bambari », a affirmé Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). « Les civils commencent à revenir. Les groupes armés ont été repoussés dans la brousse », a-t-il précisé.

Des attaques ont repris depuis la semaine dernière. Trois autres groupes armés qui ont formé une coalition s’en sont pris mardi à des axes routiers vitaux pour l’approvisionnement de la capitale.

A Boali, une ville située à environ 60 kilomètres de Bangui sur la route nationale 1, l’axe vital qui relie la ville au Cameroun, la population prenait peur. Et femmes et enfants se réfugiaient à six kilomètres de la ville.

L’inquiétude gagne également la capitale. « Il y a eu des paniques de la population ce matin » à Bangui, a déclaré mercredi à l’AFP le général Driss Oukaddour, Commandant de la Joint task force de Bangui (JTFB) de la Minusca. Mais il a aussi tenu à rassurer, à présent « Bangui est calme, nous maîtrisons la situation », a-t-il affirmé.

Le gouvernement a accusé le 19 décembre de « tentative de coup d’Etat » l’ex-président François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été invalidée en raison de sanctions de l’ONU.

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Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu mercredi avec M. Touadéra et a ordonné, à la demande de son homologue, le survol du pays par des avions de chasse pour « marquer la condamnation par la France des tentatives de déstabilisation », a indiqué la présidence française.

Au cours de cet échange, M. Macron a condamné « les tentatives des groupes armés et de certains leaders politiques, dont (l’ex-président) François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en oeuvre des accords de paix et à la tenue des élections », a précisé la présidence dans un communiqué.

La France compte quelque 300 soldats en Centrafrique, qui mènent des actions de formation des forces armées nationales et assurent si nécessaire un appui à la Minusca, forte de 11.500 hommes.

 

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