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Lennah Toyi, Président de l’ASLEM : « L’arrivée des nouveaux étudiants africains a été forcément impactée par le contexte actuel »

Lennah Toyi, Président de l’ASLEM : « L’arrivée des nouveaux étudiants africains a été forcément impactée par le contexte actuel »

L’épidémie du Covid-19 n’a pas empêché l’arrivée de nouvelles promotions d’étudiants subsahariens au Maroc. Depuis des décennies, le Royaume s’est imposé sur l’échiquier du continent africain comme un principal pourvoyeur des diplômés africains, dont certains ont occupé des postes de chefs d’État. Éléments d’explication avec Lennah Toyi, Président de l’Association des lauréats Étrangers du Maroc (ASLEM).

Question : Est-ce que l’épidémie du covid-19 a empêché ou limité l’arrivée de nouveaux étudiants boursiers africains cette année au Maroc ? 

Lennah Toyi : Il est évident que le Maroc, à l’instar des autres pays du monde, a été touché par la pandémie Coronavirus avec les conséquences que l’on sait. Dans ces conditions, l’arrivée des nouveaux étudiants africains a été forcément impactée par le contexte actuel du Covid-19.  Autrement dit, la situation du « new normal » s’est matérialisée au niveau des établissements par de nouvelles pratiques notamment l’application des cours à distance via les supports digitaux. Alors, dans certains établissements, il n’est pas nécessaire d’être sur le sol marocain pour suivre les cours.  A ce sujet, des mécanismes ont été mis en place pour favoriser l’accessibilité aux cours à distance. Donc, même si la mobilité est réduite, le nombre d’étudiants étrangers des campus ne l’est forcément si on y regarde de plus près.

Combien d’étudiants étrangers se sont inscrits cette année au royaume et peut-on avoir un ordre d’idée sur les disciplines ou les écoles les plus prisées? 

Dans le dernier rapport de l’Agence Marocaine de Coopération Internationale (AMCI), dirigée  par SEM l’Ambassadeur– Directeur Général, Mohamed Methqal, ce sont environ 14 000 étudiants étrangers dont 12 000 issus de 46 pays africains qui arrivent au Maroc dans le cadre de la coopération entre le Royaume et les pays frères et amis du continent et d’ailleurs. Ce chiffre prouve à suffisance que le Maroc bénéficie d’une grande notoriété en matière de formation.

Et ce n’est pas faux de dire que le Royaume Chérifien est un hub en la matière sur le Continent. Car le Maroc consentit beaucoup d’efforts et qui inspirent plus de confiance favorisant ainsi sont attractivité. D’ailleurs, ses écoles privées reçoivent elles aussi un nombre important d’étudiants qui viennent découvrir l’offre de formation du Maroc, qui reste exceptionnelle en Afrique.

Quelles sont les filiales les plus convoités par les étudiants africains comparés à l’offre des écoles marocaines ?

En ce qui concerne les disciplines, elles sont orientées ou basées sur la demande et les besoins stratégiques de développement des pays qui en font la demande dans le cadre de la coopération bilatérale ou multilatérale. Dans tous les cas, le Maroc met l’accent sur cet aspect pour qu’il y ait véritablement une valeur ajoutée pour les pays bénéficiaires. Ce sont donc dans les domaines d’ingénierie, médecine, de la finance et de l’architecture qui sont les plus convoités.

Est-ce que la majorité des lauréats des écoles marocaines rejoignent leurs pays d’origine ou choisissent de s’installer au ici ou ailleurs ?

La majorité rejoint le pays d’origine au terme de leur formation. Parce que le but est surtout de se mettre à la disposition de nos pays respectifs pour être des acteurs du développement à travers ce savoir-faire que nous venons chercher ici.

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Avant les années 2000, les lauréats qui restaient au Maroc après leurs études étaient moins de 2%. Aujourd’hui ce chiffre serait de 5 à 10%. Cela témoigne d’une évolution positive en 20 ans, mais ce chiffre reste très faible. Compte tenu des objectifs et de la vision éclairée du  Roi Mohammed VI,  on espère que cela augmentera dans les prochaines années.

Cependant, on pourra noter que vu l’évolution de l’environnement des affaires au Maroc, avec l’avènement des Plateforme d’inclusion financière telle que Casa Finance City de plus en plus d’entreprises ont recours aussi aux compétences des lauréats étrangers. Aujourd’hui, les choses bougent et espérons que très bientôt le développement des pays africains sera au centre des toutes les rencontres pour l’employabilité des jeunes pour favorisera plus de mobilité des compétences. Enfin, la Zone de Libre Echange Continentale (ZLECA) nous en donne l’espoir !

Cnm/Syndication Les Panafricaines 2M

 

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