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Lennah Toyi, Président d’ASLEM : OAM, changer le visage de la migration structurellement

Lennah Toyi, Président d’ASLEM : OAM, changer le visage de la migration structurellement

L’Association des Lauréats Etrangers du Maroc (ASLEM) se veut être un acteur pour la promotion de l’Observatoire Africain des Migrations (OAM) en sens qu’elle peut être l’interface entre le Maroc et les Etats du continent. Elle souhaite, à ce titre, une meilleure employabilité de ses membres mais aussi une procédure allégée pour l’obtention de titre de séjour. Son Présiden, Lennah Toy, se confie au Continental News Maroc.

Comment appréhendez-vous l’inauguration de l’Observatoire Africain des Migrations ?

C’est une grande satisfaction que l’Observatoire Africain des Migrations ait ouverte ses portes ici à Rabat. Et l’Association des Lauréats Etrangers du Maroc tient à féliciter le Maroc pour son engagement remarquable vis-à-vis de la gouvernance de la migration et ses efforts déployés pour la mise en œuvre du Pacte mondial pour des Migrations Sûres, Ordonnées et Régulières (PMM) et de la Stratégie Nationale de l’Immigration et de l’Asile (SNIA).

Nous avons pu constater des centaines d’amis, collègues ou compatriotes bénéficiés de l’opération de la régularisation exceptionnelle lancée à l’initiative de SM le Roi Mohammed VI en 2014. En outre, on peut témoigner que d’énormes efforts sont consentis pour améliorer les conditions de vie des Etrangers du Maroc que ce soit en faveur des migrants clandestins, les étudiants ainsi que les Lauréats/professionnel.

 Comment les Lauréats se retrouvent-ils dans le binôme intégration-migration au Marc ?

Il nous semble que cette couche serait laissée pour compte et rencontre de plus en plus des difficultés de renouvellement de leur titre de séjour pour défaut de titre de profession, étant donné que ces Lauréats ne poursuivent leur cursus universitaire et faisant face à la procédure complexe de l’Agence Nationale de Promotion des Emplois et des Compétences (ANAPEC). Avec cette procédure, il faut souligner qu’à compétence égale entre un membre d’ASLEM et un Marocain, ce dernier est privilégié. Nous comprenons cette préférence nationale, mais il serait souhaitable qu’on les donne leur chance s’autant plus que nous sommes dans une économie de marché.

C’est-à-dire que le Maroc doit investir davantage sur les cadres africains que lui-même a formé ?

En effet, le Maroc, par rapport à tous les pays du monde, est un modèle d’intégration des étrangers bien que d’avantage de réflexions doivent être déployées en faveur surtout des Etrangers que le Royaume Chérifien a lui-même formé afin d’éviter des fuites de cerveaux africains vers l’Europe ou ailleurs. Ces réflexions doivent tourner autour d’une meilleure insertion professionnelle de ces Lauréats avec la possibilité d’avoir des quotas d’emploi dans les entreprises marocaines semi-publiques et ce à travers un assouplissement des procédures de renouvellement des titres de séjour avec possibilité d’année sabbatique pour les étrangers fraichement diplômés, accès facile au logement, etc.

Mais aujourd’hui, nous pouvons avoir espoir aux travaux colossaux du Conseil Economique Social et Environnemental en ce qui concerne l’intégration régional du Maroc en Afrique pour lesquels, l’ASLEM est consultée pour le rapport.

Quelle analyse faites-vous de l’Observatoire en tant qu’organe continental de l’Union Africaine ?

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En ce qui concerne l’Observatoire Africain des Migrations, inauguré le 18/12/2020 à Rabat à l’occasion de la Journée mondiale de la migration, nous l’accueillons avec grand espoir et remercions Sa Majesté le Roi pour le choix que Ses paires Chefs d’Etat ont porté à son Auguste personne pour diriger cet énorme chantier en Sa qualité de Leader africain sur la question de la migration. Le choix ne pouvait être autrement.

Avec cet Observatoire, nous ne pouvons qu’exprimer notre disponibilité à faire partir de l’équipe de réflexion ou directoire afin d’apporter notre pierre à l’édifice, permettant de doter le continent africain d’un outil efficace pour répondre à son besoin réel et pressant pour générer à une meilleure connaissance, compréhension et maitrise du phénomène migratoire. Faut-il rappeler que l’Observatoire est une instance pionnière en Afrique sans oublier qu’il est la première instance de l’Union africaine que le Maroc abrite.

 Propos recueillis par Moumen Boukjoud

 

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