Now Reading
Arsène Kadoupé FADO : La ZLECAF, une opportunité pour l’industrialisation du continent

Arsène Kadoupé FADO : La ZLECAF, une opportunité pour l’industrialisation du continent

 Pour Arsène Kadoupé FADO, Manager Industriel, Lean Manufacturing et Promoteur du Cabinet Conseil EXCEL CONSULTING BENIN, l’accord de Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est une opportunité pour l’émergence d’un tissu industriel performant et pérenne en Afrique. Explications.

 Quel est l’état actuel de l’industrialisation de l’Afrique ?

 L’industrie est désormais au centre de l’agenda mondial du développement et s’est vue accorder une place très importante au niveau mondial en cette période pandémique où les grandes puissances se livrent à une guerre économico-sanitaire sur le marché des vaccins anti COVID19. Toutefois, malgré le coup porté à l’élan impulsé par les initiatives telles : « HIGH 5 » de la BAD, les « Journées de l’Industrialisation de l’Afrique », ou encore les « retraites stratégiques » de la division de l’industrie de la Commission de l’Union Africaine tenue en février 2020 et 2021 sont porteuses d’espoir. Aussi l’impact de Covid-19 nous a également fourni une opportunité de prendre les mesures appropriées pour accélérer le programme d’industrialisation du continent en appuyant à la fois sur les échanges technologiques, scientifiques intra africains et sur le nouveau marché continental entré en vigueur le 1er janvier dernier.

Mais la Covid-19 ne risque-t-elle pas freiner cette industrialisation, déjà timide, au regard des disparités entre les Etats africains ?

Comme tous les continents, les industries en Afrique ont sévèrement été impactées par la pandémie actuelle et les Etats ont dû revoir leur plan stratégique d’investissement et de développement. Une situation qui a entrainé à la baisse de création de nouvelles industries et, par ricochet, influé sur les plans de développement à l’échelle continentale. Néanmoins, certains pays comme le Maroc ont su profiter de cette situation grâce à une meilleure agilité et surtout au niveau de développement industriel avancé par la réadaptation et la transformation comme la fabrication de masques. Et malheureusement, l’Afrique s’appuie très faiblement sur le transfert de compétences intra africain ce qui fait apparaitre une disparité énorme entre les pays. L’exemple du Maroc est le plus frappant, 1er en Afrique et 10ième mondial dans la vaccination, la résilience du Royaume face cette pandémie est une expérience à partager avec le reste de l’Afrique. Par conséquent une plus grande implication du Maroc dans le programme d’industrialisation de l’Afrique serait un atout.

 Comment la ZLECAF peut contribuer à l’émergence de vraies industries et pérennes sur le continent ?

 Il faut rappeler d’abord que l’accord de Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) rassemble environ 1,3 milliard de consommateurs en Afrique, et un produit intérieur brut (PIB) combiné de 3,4 billions de dollars. Selon la Banque mondiale, cela pourrait permettre de sortir jusqu’à 30 millions d’Africains de la pauvreté extrême. Et l’Afrique, avec ses immenses ressources, est appelée à livrer des produits finis, donc la transformation sur place. Ce qui nécessitera une synergie d’ensemble pour soutenir le nouveau marché pour créer un tissu industriel performant et compétitif. D’ailleurs, la ZLECAF devrait également stimuler le commerce intra-africain, promouvoir l’industrialisation, créer des emplois et améliorer la compétitivité des industries africaines sur la scène mondiale.

Propos recueillis par Wlondouka SIDIBE/Syndication l’Opinion

 

 

See Also

 

 

 

 

What's Your Reaction?
Excited
0
Happy
0
In Love
0
Not Sure
0
Silly
0
View Comments (0)

Leave a Reply

Your email address will not be published.

© 2020 Continental News. Tous droits réservés.

Scroll To Top