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Arsène Fado : Le Bénin peine à densifier et à développer son tissu industriel

Arsène Fado : Le Bénin peine à densifier et à développer son tissu industriel

Le développement industriel d’un pays s’inscrit dans une vision à long terme. Ainsi, dans cet entretien, Arsène Fado, béninois de nationalité, Ingénieur des Procédés Industriels de formation et Spécialiste en Gestion  industrielle et des processus d’industrialisation, présente l’état des lieux de l’industrialisation du continent africain en général et en particulier du Bénin. L’expert, ingénieur industriel, dans ses analyses, fait des propositions pour un réel développement du secteur industriel en Afrique

Comment peut-on vous présenter ?

Bonjour. Avant de me présenter je voudrais sincèrement remercier l’ensemble de votre équipe pour le travail formidable que fait le journal l’ECONOMISTE dans l’information économique au Bénin. Cela dit, je suis ARSENE FADO, béninois de nationalité, Ingénieur des Procédés Industriels de formation et aujourd’hui Spécialiste en Gestion industrielle et des processus d’industrialisation. Je vis actuellement au Maroc où je travaille en qualité de Manager de Projets Industriels avec le groupe marocain, MENARA HOLDING (www.groupe-menara.com), spécialisé dans les carrières, les matériaux de construction, etc… qui ambitionne d’étendre ses activités en Afrique subsaharienne. Il faut noté qu’après mes études universitaires au Maroc, j’ai passé plus d’une douzaine d’années dans les industries et l’enseignement supérieur au Bénin avant de m’expatrier à nouveau récemment. Ce qui me permet d’avoir une vue globale du développement économique plus largement et du développement industriel plus particulièrement du Bénin au cours des deux (02) dernières décennies. Nous y reviendrons sans doute.

Pouvez-vous nous aider à bien cerner le concept d’industrialisation au Bénin ? En quoi consiste-elle et quelles sont ses implications au niveau des différents acteurs ?

Merci de poser cette question qui pour moi est fondamentale. L’industrialisation est un concept hautement important car elle est étroitement liée à l’économie de nos nations et du monde. Il y a donc une corrélation extrêmement forte entre le développement économique et le développement industriel, bien entendu intégrant la dimension écologique. De ce point de vue, il apparait abyssal que les gouvernants et institutions notamment en Afrique et au Bénin qui prônent le développement économique n’en fassent pas une priorité. Le processus d’industrialisation est généralement en deux (02) grands volets :

  • Promouvoir l’installation de nouvelles industries ;
  • développer celles existantes. Cette industrialisation a pour finalité la satisfaction des besoins de l’homme à travers la résorption massive du chômage, croissance économique et le développement social, etc…

Au Bénin, l’institution première dont le rôle est de promouvoir ce processus est le Ministère de l’industrie accompagné par l’Agence nationale en charge de la promotion des investissements ; la Commission de Contrôle des Investissements ; le Comité Interministériel de Promotion des Investissements, les Chambres de métiers, le Conseil Economique et Social, le Conseil National du Patronat, Les Ministères de l’Economie, des petites et moyennes entreprises, des Mines, de l’Energie, l’éducation, de l’Agriculture, etc…

De manière succincte, le Ministère de l’Industrie est chargé d’élaborer, de mettre en œuvre et d’évaluer la politique sectorielle du développement industriel issue des orientations générales de la politique générale du gouvernement dénommée Programme d’Action du Gouvernement PAG depuis l’avènement de S.E.M. Patrice TALON comme Président de la République.

Le Ministère de l’industrie s’appuie sur ces Directions et agences sous tutelles (Direction du Développement Industriel elle-même subdivisé en Direction des Etudes et des Stratégies Industrielles, Direction de la Promotion Industrielle, Cellule d’Appui Technique au Développement du Secteur Privé, Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin, etc…). La mise en œuvre cohérente de la politique industriel requiert pour son opérationnalisation les Ministères de l’Education pour la recherche et l’innovation, l’identification des ressources naturelles par le Ministère des Mines, la mise en place des facteurs de production par les ministères de l’énergie, de l’eau et des infrastructures, l’amélioration de l’environnement des affaires et la fiscalité par le ministère de l’économie, etc… L’industrialisation s’avère alors très transversale et il serait contre-productif de le cantonner à un ministère sectoriel comme le font les gouvernements successifs de notre pays le Bénin depuis des décennies.

Quel peut être selon vous l’état des lieux de l’industrialisation au Bénin ?

A l’instar des pays en voie de développement en Afrique au sud du Sahara, le Bénin peine à densifier et développer son tissu industriel qui reste encore très embryonnaire. En effet, le Bénin comme la plupart des anciennes colonies françaises d’Afrique, n’a pas su trouver et mettre en place après les indépendances, une politique industrielle parfaitement intégrée dans une économie structurée afin de soutenir une croissance durable et profitable à tous.

Pour ma part, il me semble que le manque de vision dans ce domaine a assujetti le pays aux grés des partenaires et institutions étrangères dont les objectifs ne sont pas toujours en adéquation avec les aspirations des pays bénéficiaires de leurs appuis. Le modèle économique du Bénin essentiellement basé sur l’agriculture et dans une moindre mesure le commerce & artisanat (surtout) informel) à très faible valeur technologique a très peu été diversifié.

Avec une Valeur ajoutée Manufacturière (VAM) quasi nulle traduisant une absence totale de transformation de matières premières, les autres secteurs primaires et secondaires peinent à entrainer l’économie. Le secteur industriel Béninois a connu une période de grâces dans les années post indépendances avec les usines publiques laissées par les colons qui faute de retard technologique, ont été privatisées dans les années 90 à la faveur des programmes d’ajustements structurels prônant le désengagement de l’Etat dans la production.

Dès lors, le secteur industriel, par manque de boussole, a amorcé un déclin qui malgré les programmes des gouvernements successifs, n’a pu se redresser à ce jour. La faute à un manque de vision claire, soutenue et d’une stratégie cohérente, transversale et surtout structurellement ancrée dans la politique économique globale.

Le Programme d’Action du Gouvernement (PAG) actuel semble bien jeter les bases d’une révolution industrielle, mais reste insuffisant, non holistique et très parcellaire comparé aux enjeux industriels du moment dans une monde cruellement confronté à une pandémie sans pareille. Il urge au Bénin, comme dans toutes les nations qui se veulent prospères, d’ériger le développement industriel au rang des priorités nationales transverses pour mieux structurer l’économie, soutenir la croissance, lutter contre le chômage et assurer une résilience du pays aux chocs à venir ainsi qu’aux mutations technologiques en cours dans le monde.

Qu’est-ce qui justifie le faible niveau d’industrialisation au Bénin ?

En toute modestie, je pense que ce sont d’une part le manque de vision à long terme qui intègrerait l’industrialisation structurellement dans le modèle économique et d’autre part la stratégie du développement industriel qui aurait dû être transverse comme le numérique et non sectorielle. Car de nos jour, l’industrialisation permet de booster tous les secteurs vitaux à travers l’agro-industrie dans le secteur primaires, l’industrie du béton dans le BTP, l’industrie des technologies médicales, l’industrie manufacturières pour les biens de consommation, l’industrie du recyclage, l’industrie du cinéma pour ne citer que celles-là. L’industrialisation est aujourd’hui plus qu’un simple modèle mais un moyen d’accélérer la résolution des problèmes des populations tout en intégrant parfaitement l’économie et le sociale.

Les dirigeants successifs à la tête de notre pays n’ont pas suffisamment affirmé un attachement à la création de richesse (valeur ajoutée) et l’envi de voir le « label bénin » se hisser au rang des marques reconnues dans bien de secteurs. Il s’agit là d’un manque de volonté affichée et soutenue qui aurait été traduit en actes par des lois, des décrets et orientations budgétaires adaptés. Par exemple, il y a beaucoup de marque de produits qui sont facilement assimilable à des pays. Cela se construit pendant longtemps et aux files des générations.

Les Différentes stratégies ont donc manqué d’approche intégrée incluant tous les secteurs tels que les secteurs agro-industriels, manufacturiers, logistiques, BTP, Technologies, etc….

Et quel que soit le secteur, il a souvent manqué une liaison entre les sous-composantes formation, recherche, innovation, environnement des affaires, transfert de technologie, exploration et ressources naturelles, etc…

Car chacune de ses sous-composantes sont opérationnalisés de manière isolée et sans cohésion avec les autres. A ce rythme, le développement industriel tel que nous pouvons le souhaiter dans notre pays a encore du plomb dans l’aile et il va falloir très rapidement corriger le tir dans un monde où les « booms » technologiques sont désormais facilités par les sauts numériques.

Quel est le rôle et la mission de l’Etat béninois dans ce processus ?

Le rôle de l’Etat est majeur et central dans tout processus d’industrialisation. Nous pourrions dans un ordre plus moins classifié dire que : l’Etat de droits et la libération économique sont des bases indispensables à un développement industriel durable

Vision claire et affirmée de ce que la création de richesse, de valeur ajoutée est le socle de l’économie ainsi qu’une facilitation des activités très fortes valeurs technologiques, en mettant tout simplement les investisseurs industriels au-devant de la scène tant sur les plans politique, diplomatiques qu’économique voire social.

Les politiques de l’Etat en matière de formations techniques et professionnelles, de recherches scientifiques et technologiques appliquées, d’explorations minières sont précurseurs d’un développement industriel harmonieux

La politique économique regroupant les politiques fiscales, les incitations à l’investissement, notamment national, le protectionnisme modéré, la diplomatie de développement doivent être au cœur d’un développement industriel attractif.

L’accompagnement l’Etat aux industries nationales et internationales établies au Bénin serait un stimulant pour le progrès et le développement industriel et la compétitivité à l’échelle internationale.

On pourrait continuer d’en citer, car le rôle de l’Etat est quasiment à tous les niveaux de maturité des entreprises et notamment industrielles qui sont le plus souvent sont très fragiles dans leur phase de croissance comparativement aux entreprises essentiellement commerciales ou de services.

Que peut apporter l’accélération de l’industrialisation aux Etats africains en général et au Bénin en particulier ?

Des décennies après les indépendances, l’Afrique est encore à la traîne sur le plan industriel malgré les importantes matières premières dont elle dispose. Le débat sur la problématique de l’industrialisation de l’Afrique en général et de l’Afrique subsaharienne en particulier est très réservé des institutions régionales et internationales (UEMOA, BOAD, BAD, ONUDI, UE, etc…) à juste titre sans doute au regard du rôle prééminent que jouent l’environnement des affaires et l’investissement initial dans les processus d’implantation des industries.

Après deux décennies marquées par d’intenses initiatives dites « révolutions industrielles » (IDDA I 1980-1990 / IDDA II 1993-2002), l’Afrique a affiché dès les années 2000, d’impressionnants taux de croissance économique masquant malheureusement une faible transformation structurelle de son économie, qui reposent en grande partie sur l’essor des matières premières et l’aide au développement. Cette situation de faible industrialisation de l’Afrique rend le continent vulnérable face aux moindres chocs, rend volatiles les croissances économiques à travers le continent, maintient les populations dans la pauvreté et ne permet pas au continent de s’affirmer dans aucune instance de décision dans le monde.

Le Bénin n’échappe pas à toutes ces conséquences et cela devient pour les béninois une fatalité de croire qu’il n’est pas possible de repousser la pauvreté malgré les régimes qui se succèdent à la tête du pays. Au Bénin, nous avons un potentiel industriel énorme, un marché local et régional demandeur malheureusement il nous manque suffisamment de vision et de stratégie pour développer une économie stable et prospère grâce à l’industrialisation.

Quelles solutions préconisez-vous pour la révolution industrielle au Bénin ?

Il s’agit là d’une question de très haute portée. Je pourrais évoquer quelques pistes de par mon expérience et surtout mon profil mais il ne s’agira certainement pas des seules approches possibles. Toujours est-il que beaucoup d’approches ont été mises en œuvre et nous connaissons tous les résultats.

Je pense qu’entre 2006 et 2016, le gouvernement d’alors a tenté d’une part de faire venir de grands investisseurs pour implanter des filiales de groupes industriels multinationales, ce même gouvernement a tenté de construire des usines publiques comme jadis dans les années post indépendances, qui n’ont pas prospérées et il a également injecté beaucoup d’argent dans l’entreprenariat des jeunes, pour des résultats quasi nuls.

Depuis 2016, j’ai noté que le gouvernement actuel, s’emploi beaucoup à mettre en place les facteurs de production à savoirs énergie, eau et infrastructures de communication (route, télécoms, etc…) et également beaucoup de mesures d’incitation à l’investissement privé à travers la révision du code de l’investissement et des structures d’accompagnement et autres.

Tout ceci cadre bien avec les actions opérationnelles à mettre en œuvre pour développer l’industrie, mais reste disparate et manque de point de convergence c’est-à-dire de boussole. Il faut de mon point de vue, une vision claire qui affirme la priorité à tout point de vue à toute action dont la finalité est la création de valeur donc de richesse. De ce point de vue, toute initiative tendant à créer de la valeur sera soutenue par l’Etat et protégée par tous les moyens.

Un exemple type serait de favoriser les projets de micro ou petites industries lors du financement des entrepreneurs par le ministère des PME et Emploi des Jeunes.

Ensuite, il faut élaborer une politique claire de l’industrialisation du Bénin projetée sur plusieurs années voir décennies et vulgariser afin que toutes les parties prenantes telles que les investisseurs, les diplomates, opérateurs économiques, financiers, les centres de formation, de recherche, les institutions et autres s’en imprègnent.

Cette politique servira alors de boussole sur les orientations stratégiques de tous les acteurs. Un signal très fort devra alors-t-être donné aux acteurs exerçant des activités de transformation par rapport aux activités de service ou de commerce.

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Pendant longtemps, la problématique du développement harmonieux et corrélé des trois secteurs que sont : le primaire (agriculture et artisanat) ; secondaire (industrie manufacturière) et tertiaire (commerce et service) a donné lieu à beaucoup de théories tendant à imposer la vision selon laquelle il faut développer en premier lieu le secteur du commerce et des services pour tirer les deux autres. Cette vision des choses est désuète aujourd’hui et il faut dire qu’on a finalement compris que le secteur industriel est moteur aux autres.

L’industrialisation est transversale et entraîne les deux autres secteurs lorsqu’elle parfaitement implémentée.  Il a un effet multiplicateur sur les productions agricoles grâce à l’industrialisation de l’agriculture par exemple. On peut ainsi parler des nouveaux moyens de transport tels que les TGV, de l’impression 3D des bâtiments, etc… qui sont les fruits de progrès industriels.

Au total, il faut que dire que l’industrialisation au Bénin doit cesser d’être vue comme un secteur mais comme un moyen de développer les autres secteurs et donc doit être transversale en partant de la l’agriculture, la santé, le transport, l’éducation, l’alimentation aux les loisirs, etc…

Sans cette nouvelle approche de l’industrialisation, plusieurs secteurs voire l’économie béninoise entière resteront à la traîne de la dynamique mondiale. Il faut savoir que l’industrie mondiale fait des progrès remarquables et aujourd’hui on parle de quatrième révolution industrielle (industrie 4.0) après la standardisation des processus et l’excellence opérationnelle et ses méthodes de management LEAN…

Nous sommes extrêmement en retard au Bénin et en Afrique car il nous faut réaliser que l’industrialisation est un moyen facile de satisfaire les besoins de l’homme et non un simple objectif en soi. Durant cette crise, il a fallu l’industrie pour fournir en urgence des masques respiratoires, des respirateurs et autres à grande échelle grâce des capacités d’adaptation remarquables.

Les pays les plus résilients face au COVID19 l’ont été notamment grâce leurs industries. Il s’agit pour nos dirigeants au Bénin d’avoir une autre approche de l’industrialisation que celle classique d’entreprise de production car cette approche est révolue.

Quels sont les impacts de la Covid-19 sur l’industrialisation au Bénin ?  (D’une part, arrêt des travaux et d’autre part manque de financement pour réaliser les infrastructures à cause de la crise économique) ?

Comme le reste du monde le Bénin a subi et continue de subir les désastres de la COVID19. Tous les secteurs sont impactés et encore plus l’industrie béninoise déjà marginale et technologiquement pas au point. Il ne pouvait en être autrement au regard du caractère brusque et chronique de cette pandémie dans un contexte de réveil industriel de l’Afrique par la vision « High 5 » de la Banque Africaine de Développement. Toutefois, cette situation exceptionnelle qui contracte toutes les économies du monde peut s’avérer être une opportunité pour le Bénin de rattraper son retard industriel notamment en se recentrant sur une production locale pour un marché locale, en exploitant l’opportunité de la révolution numérique qui accélère tout sur son passage, en renforçant la formation aux métiers techniques et à forte valeur technologique, en profitant de ce repli sur soi mondial qui ralenti un temps la mondialisation et ses effets néfastes de rude compétitivité. Cette crise sanitaire inédite induit un changement de paradigme notamment en ce qui concerne la géostratégie des politiques industriels car on voit bien que les états les plus résilients sont ceux dont les capacités de production locale étaient les plus solides.

Toute chose qui vient une fois de plus démontrer le besoin de structurer l’économie béninoise autour du développement industriel dans l’ensemble des secteurs pour amortir les chocs. Le Gouvernement du Bénin a fait un effort totalement inattendu de près d’une centaine de milliards de francs CFA pour soutenir et relancer l’économie, on en a été certainement tous ravis mais encore aurait-il fallu qu’une partie de ces fonds ailles dans des secteurs productifs émergents afin de profiter de l’opportunité de la crise d’une part mais de relancer durablement au regard des nouveaux modes de vie.

Quelle est la part de responsabilités des dirigeants, des associations faitières et même des citoyens lambda dans le faible niveau d’industrialisation du Bénin ?

Il s’agit d’une question délicate car la désignation de coupables à une situation persistante et traversant des générations entières est un exercice difficile. Toutefois, nous avons dit plus haut combien le rôle des gouvernants passés y compris actuels est crucial dans l’émergence industrielle du pays.

Il semble pour ma part que les responsabilités sont partagées par tous les gouvernants à tous les niveaux depuis des années. Mais il n’est jamais tard lorsqu’il s’agit de la construction d’une nation. La marche vers le progrès doit être à petit pas consolidés comme nous l’enseigne KAIZEN dans un des principes cardinaux de l’excellence industrielle appelé « amélioration continue ».

Les gouvernants doivent s’inscrire dans cette démarche, puis s’entourer de gens dans chaque secteur, capables d’aider à élaborer cette politique qui permettra au Bénin se positionner au rang des économies à croissance soutenue et durable. Pour cela, il va falloir changer de paradigme en ce qui concerne l’industrialisation qui doit devenir un moyen et non une fin en soi.

Avez-vous une préoccupation personnelle à aborder pour conclure cet entretien ?

Je voudrais vous remercier pour ce sujet hautement important et malheureusement très peu abordé même à un moment où des hommes et des femmes, de notre pays s’apprêtent à se proposer de diriger le Bénin. Je suis très attaché au développement du Bénin mon pays et surtout à la situation des jeunes et des femmes vaillants mais qui malheureusement par manque de vision et de stratégie des dirigeants politiques, manquent d’opportunités économiques.

Je crois qu’il n’y a aucune voie de prospérité économique et sociale sans la création de richesse et de valeur ajoutée. Et les lieux par excellence pour cette création de richesse, sont les entreprises en général, et les industries en particulier.

L’industrie aujourd’hui n’est plus à l’étape de production massive mais s’adapte pour assurer à l’homme tout ce dont il a besoin. Il faudra que cette vision entre dans nos mœurs au Bénin afin que d’ici quelques années, le Bénin se hisse au rang des pays développés d’Afrique et du monde. C’est mon plus grand rêve et j’espère y contribuer à mon échelle. Vive le Bénin.

Syndication/Rédaction de l’Economiste du Bénin

 

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